Faut-il avoir peur des tiques en randonnée ?


Nous entendons parfois des marcheurs manifester leur crainte des tiques pendant une marche sur des chemins envahis de hautes herbes ou encombrés de branches d’arbustes. La tique en elle-même n’est pas inquiétante : c’est un acarien ridicule de 3 à 6 mm, dont la piqûre n’est pas douloureuse. Ce qui fait peur c’est la maladie de Lyme, transmise par la morsure de la tique… Il y a de nombreux articles à ce sujet, l’idée ici est de simplement partager l’expérience d’un randonneur.

Où risque-t-on de croiser des tiques pendant nos randonnées ?

En Normandie, on peut rencontrer des tiques sur les brins d’herbe, de graminées, de fougères… Malines, elles ciblent les lieux où les chances de rencontrer un hôte sont les plus favorables : les clairières herbeuses en forêt où les cervidés viennent brouter sont idéales. Les herbages à proximité des rivières ou des étangs. Ce sont des lieux à éviter pour la pose, allongés directement dans l’herbe… On en trouve aussi sur les branches basses des chemins…

C’est dangereux une tique ?

Les tiques sont les vecteurs de nombreuses pathologies en raison des micro-organismes transmis lors de la piqûre. La maladie la plus inquiétante est la maladie de Lyme. Le Dr Philippe GORNY explique les symptômes de cette maladie dans son article du 20 juin 2019 sur Paris-Match : « Une phase d’incubation silencieuse de trois à trente jours suit cette piqûre, qui peut passer inaperçue. Apparaît alors un érythème migrant : c’est une tache cutanée rouge qui s’étend vers la périphérie (jusqu’à atteindre 5 centimètres de diamètre) et peut prendre l’aspect d’un halo rouge. Elle ne gratte pas, ne s’accompagne pas de fièvre et se situe sur la moitié inférieure du corps (abdomen, jambes). Elle disparaît en quelques semaines. Plusieurs semaines ou mois plus tard, des manifestations neurologiques ou rhumatologiques (rarement cutanées, cardiaques ou musculaires) se développent et progressent plus ou moins rapidement. Une arthrite du genou est fréquente (90 % des cas), de même que l’inflammation d’une racine nerveuse de la moelle épinière (radiculite) d’un seul côté, à l’origine d’une douleur qui ressemble à celle du zona. Parfois existent une paralysie faciale (surtout chez l’enfant), des signes méningés, exceptionnellement des signes cérébraux. L’état général est le plus souvent conservé. »

Comment éviter tout problème ?

Je pratique la randonnée, le bivouac, le bushcraft. A la belle saison, je me trouve de temps en temps accompagné de tiques, sur les mollets en particulier. Et je suis en très bonne santé 😉 Mais je suis quelques règles :

  • En fin de randonnée, inspection systématique du corps. Si on est seul, on utilise un petit miroir (indispensable en bivouac) et on cherche partout, en particulier sur la partie inférieure du corps. Si on est deux, une recherche mutuelle est plus rapide, (et plus sympa 😉 )
  • je retire la tique avec un tire-tique, une pince à épiler… au plus près de la peau et en tournant la bestiole dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Il ne faut surtout pas arracher sa tête qui resterait dans la peau.
  • Une fois tique extraite, je désinfecte la peau.

Si vous n’avez pas réussi à ôter la totalité de la bête, consultez un médecin. Si dans le mois qui suit la plaie reste rouge, ou que vous manifestez de la fatigue, de la fièvre, des douleurs articulaires… consultez !

Mais pour conclure, ce n’est pas un insecte qui nous empêchera de marcher dans la nature, de bivouaquer… en particulier en Normandie qui n’est pas une région infestée par les tiques ! Bonnes randos !

2 réflexions au sujet de “Faut-il avoir peur des tiques en randonnée ?”

    • Surtout en forêt domaniale, Brotonne, Lyons ou Eawy, mais aussi en bord d’étangs comme à Anneville-Ambourville. Nous avons déjà contacté l’ONF ou la Maison du Parc des Boucles pour préparer nos bivouacs, mais la réponse ici est « Le bivouac est interdit ». Au lieu de le réglementer comme dans de nombreuses régions, ici on l’interdit. C’est tellement plus simple ! Résultat on n’a aucune consigne de sécurité ou de zone à éviter… on utilise notre bon sens. Pas question de faire de feux en forêt bien sûr, et aucune trace de notre passage après notre départ.

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